Le 9 octobre 2002 s’éteignait Dominique Laboubée, leader emblématique des DOGS, foudroyé par un cancer non diagnostiqué alors que le groupe débutait une tournée américaine, tardif symbole d’une reconnaissance à laquelle le groupe de Rouen avait aspiré toute sa carrière durant, depuis près de trente ans.

Malgré une discographie conséquente et un statut « culte » hors normes, DOGS ne rentre pas dans les canons de la reconnaissance hexagonale en matière de Rock. Pourtant, interrogez autour de vous les connaisseurs, ceux qui n’ont pas abandonné la révolte avec leurs idéaux de jeunesse, vous verrez à quel point DOGS revient souvent, très souvent. Garage band, ils ont su se tailler une réputation scénique auprès de tous les publics, du punk, de l’alternatif ou même du Hard rock. Alors, cet oubli des médias… C’est quoi ? Une vindicte à l’égard de ceux qui ont su rester « les plus purs, les plus droits dans leurs boots » ? La réponse tardait à venir. Quelques obscurs passionnés, comme votre serviteur, pourtant loin des verts pâturages de la Normandie, mais fan, depuis ses 15 ans et l’achat de « Legendary lovers » après un article élogieux dans « Best », tentent bien de propager la bonne parole en écrivant les chroniques musicales de DOGS, mais c’est bien peu. Il fallait leur rendre justice.

C’est pourquoi Catherine, la « petite » grande sœur de Dominique, s’est attelée à l’écriture d’un livre retraçant la carrière du groupe légendaire. Elle seule pouvait le faire. Historienne, elle a su compiler les photos et les interviews, interroger les témoins, et avec amour et dédication a su retracer l’histoire de son « grand » petit frère, la rock star ultime française. car le titre du bouquin porte bien son nom  : « Too much class ».

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Voyez la tof de couverture. Ce livre, c’est l’histoire du Rock, sans aucune concession… Tout est dans l’attitude. Certes, c’est 35€ à débourser, mais l’objet est magnifique, plein de photos et d’interview, Hugues, Mimi et Antoine y sont omniprésents, la tête plein de leur Dominique, eux qui auront été les frères d’armes. Passionnant, c’est le mot, je me suis même mis à chercher la fameuse maison des parents Laboubée sur le streetview de Google earth, et, la reconnaissant, j’étais heureux de « marcher » sur les traces de l’icône.
Tout cela doit rester simple… Très simple… Comme l’était Dominique, toujours abordable et généreux.

Un immense merci à Catherine pour « l’avoir fait ». Comme les disques de son frère dans ma discothèque, son livre occupera une belle place dans ma bibliothèque, comme dans la votre, presque un livre de chevet.

Un témoignage essentiel.

PS : Le portrait de Dominique se trouve exposé « Rue massacre » dans la belle cité de Rouen sur la place où le disquaire  « Mélodies massacre » avait ouvert et qui désormais porte le nom du rockeur, voila quelque chose de peu banal. Aussi, je vais profiter d’une dizaine de jours à Paris cet été pour aller me balader avec mon fils de 11 ans dans les rues ou l’histoire s’est déroulée, il faut qu’il sache !

6a00e551daa20b8833015437ec3ee8970c-800wiRetrouvez plus d’infos sur le site de l’éditeur : www.labellesaison.fr

 Erwin

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