Pouvez-vous présenter le groupe, ainsi que ses membres et leur parcours musical ?

Bonjour, Vague Scare est originaire de Besançon. On a commencé en 2014 sous forme de duo (on a longtemps essayé de trouver une troisième personne pour le live, sans grand succès, alors on a préféré adapter les morceaux, et rester à deux.) Fred a auparavant joué dans Bold Notion Of Nine (shoegaze pop/noise), et moi en tant que batteur dans Sparkling Bombs (glam punk) entre autres, (je joue également depuis peu dans One Way Ticket (power pop/mod), et tourne aussi avec Kevin K de NY, et Ricky Rat de Detroit quand ils viennent en Europe)… En tant que chanteur, j’ai juste joué dans The Dagger Dates avec Fred, groupe dark rock/post-punk malheureusement éphémère. C’est d’ailleurs à partir de là que Fred m’a convaincu de chanter mes idées de compos, chose qui me paraissait inconcevable auparavant…

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Qu’est-ce qui vous a motivé à monter ce projet ?

Au départ, c’est surtout des bases chant/synthé que j’avais faites et qu’on a décidé de développer ensemble, juste pour voir ce que ça pouvait donner, sans forcément penser à faire quelque chose de plus concret.

À l’écoute de vos morceaux, on ressent immédiatement le côté coldwave, presque minimaliste qui s’en dégage. Pouvez-vous nous parler de vos influences, même si certaines sont relativement évidentes (Depeche Mode, Joy Division) ?

On peut aussi citer Suicide, Dead Or Alive, Sigue Sigue Sputnik, The Sisters Of Mercy, Bauhaus, Bowie, Sparks… Globalement, on a un background plutôt rock et pop, et je pense que ça se ressent d’une manière ou d’une autre dans notre musique. Je crois que la plupart de nos chansons fonctionneraient également si elles étaient jouées par un groupe au line-up classique : guitare/basse/batterie.

Comment se passe la composition de manière générale ?

En général, on part d’une base synthé/chant qu’on développe au fur et à mesure en trouvant des idées qu’on enregistre.

Vous avez déjà fait quelques concerts il me semble. Et à chaque fois à Besançon. Quels ont été les retours de la part du public et prévoyez-vous de vous exporter un peu de la Franche-Comté en 2016 niveau live ?

À vrai dire, on ne pensait même pas faire de live quand on a commencé à travailler sur les titres, mais on s’est vite rendu compte qu’il y avait une demande, et que ça pourrait être cool d’essayer, et de donner une autre dimension à ces chansons. Pour l’instant, on a pas mal de retours positifs (malgré les problèmes techniques du premier concert), c’est encourageant… Surtout que c’est jamais évident de commencer les concerts dans sa propre ville. On compte bien sûr s’exporter. Pour le moment, on a plus de pistes pour l’étranger que pour la France, mais bon, vu le style, j’imagine que c’est pas trop surprenant.

À quoi doit-on s’attendre si l’on vient voir Vague Scare en concert ?

Globalement, on peut s’attendre à des interprétations moins arrangées que nos versions enregistrées, mais toujours sombres et dansantes.

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Laur, tu fais partie de l’association bisontine Bad Obsession Prod. Peux-tu brièvement nous la présenter, ainsi que son actualité et les temps forts attendus en 2016 ?

Oui, je fais partie de l’asso Bad Obsession Prod, dont le but est principalement de faire jouer des groupes old school (punk rock’n’roll, glam, wave…) en tournée, des trucs qui, pour la plupart, ne passeraient pas à Besançon autrement… Les concerts se déroulent souvent en début/milieu de semaine, car les tarifs sont moins élevés que pour les week-ends. On fonctionne pas mal au coup de cœur, et aussi en fonction des contacts que j’ai pu accumuler lors de tournées. On a fait jouer des groupes comme Sham 69, The Crybabys, Prima Donna… Lors d’Halloween, l’asso s’est transformée en Dark Obsession pour le premier concert de Vague Scare et Beyond Alpha 9. Pour 2016, on a déjà quelques noms comme The Bloodtypes + Static and The Cubes (Portland, USA), The Boss Martians (Seattle, USA), Simon Chainsaw (Australie), et d’autres surprises en attente de confirmation. On fait aussi parfois des DJ sets dans ces styles.

Sur les réseaux sociaux, j’ai pu voir que vous aviez déjà publié un certain nombre de morceaux. Peut-on espérer prochainement l’enregistrement d’un EP ?

Oui, j’espère… Et peut-être même deux EPs, en fait ! On va sûrement regrouper certains de nos morceaux pour faire un EP CD… Et, en enregistrer d’autres plus tard pour un EP vinyle. En attendant, notre morceau “Some Dreams” figure sur la nouvelle compilation du label espagnol Cold Beats Records.

À part Beyond Alpha 9, que je connais déjà et qui évolue dans un registre synthwave postpunk, avez-vous d’autres groupes, de la région ou autres, à nous recommander dans la mouvance darkwave ?

C’est vrai que le style (et affiliés) n’est pas très représenté dans la région, pourtant riche en groupes. On peut quand même citer Désir de Mort, un one man band qui rappelle les heures glaciales de la cold wave belge… Ailleurs, je conseillerais Liste Noire (ex-Velvet Condom) de Berlin, le groupe d’Alice, avec qui je jouais dans Sparkling Bombs, aujourd’hui moins cold wave qu’à leurs débuts, plus pop, mais toujours aussi excellents !…

Pour terminer cette interview je vous laisse le mot de la fin, si vous avez un message à adresser à nos lecteurs.

Merci d’avoir lu ces quelques lignes, et merci à toi pour cette interview !

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