Pouvez-vous présenter le groupe, ainsi que ses membres et leur parcours musical ?

Dosser c’est un groupe de Post-Punk, nous sommes originaires de Reims, où ce style est assez peu représenté. Nous sommes trois.
Benjamin est le batteur, il a joué dans une multitude de groupes Punk Rémois depuis 1994. Certains groupes ont eu un certain succès, d’autres n’avaient pour ambition que de rester confidentiels et underground.
Je joue de la guitare et des claviers et j’aime à me définir comme “ambianceur” au sein de Dosser. Précédemment, j’étais guitariste dans Aido Music System et un projet plus pop.
Benoît, chanteur et bassiste, est à l’origine du groupe.
Voilà bientôt trois ans que nous évoluons et travaillons ensemble, mais Benoît jouait déjà les morceaux sous le nom Dosser depuis quelques années en solo. Il a eu plusieurs groupes avant cela, certains plus acoustiques, dont Picture of the Museum et Diva.

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Qu’est-ce qui vous a motivé à monter ce projet ?

Nous traînions dans les mêmes endroits, nous avions en commun le fait d’écouter et d’avoir envie de faire du post-punk.

Benoît évoluait en solo avec ses morceaux depuis plusieurs années. Il a eu envie de s’entourer de musiciens. J’avais déjà croisé Benoit il y a plusieurs années quand nous avions d’autres groupes, mais sans vraiment avoir fait connaissance avec lui. À un concert de Kas Product, on s’est revus, et avons échangé nos téléphones. J’avais passé beaucoup d’années à écouter du Joy Division, et je m’étais mis depuis peu à découvrir la minimal wave. J’avais envie de faire de la musique froide. Dès qu’il m’a fait écouter ses morceaux, j’ai décelé l’énorme côté Post-Punk de ce qu’il faisait, et je lui ai proposé de tenir la guitare et les claviers. Benjamin, qui jouait de la batterie avec moi dans notre précédent groupe, est également passionné par cette “vague froide” (post-punk, coldwave…). J’ai donc fait en sorte que les deux Ben se rencontrent et décident de s’associer.

Dès notre première répète, les morceaux ont sonné très cold, très post-punk, de façon très naturelle. On ne s’est pas posé plus de questions, et nous avons continué à jouer ensemble, parce que c’est ce qu’on recherchait.

À l’écoute de vos morceaux, on ressent immédiatement les côtés coldwave et post punk qui s’en dégagent, mais aussi une certaine énergie basique héritée du grunge. Pouvez-vous nous parler de vos influences, même si certaines sont relativement évidentes (Joy Division notamment) ?

Joy Division est un groupe que nous avons tous les trois énormément écouté. On a tout de suite été catalogués comme “le groupe un peu comme Joy Division” du coin, mais nous n’avons jamais fait en sorte d’essayer de leur ressembler.

Sonic Youth en est une autre influence commune. Le côté guitares préparées, sons “chelous”, ambiances bizarres, mélodies implacables. Nirvana et d’autres groupes grunge, pour la puissance et la rage, la tension.

Néanmoins, si on parle d’énergie basique, les premiers titres de Joy Division n’ont rien à envier au grunge.

On aime aussi beaucoup les années 80. On adore tous les trois Elli et Jacno par exemple. Ce côté minimaliste, fragile, désuet… Il y a énormément de groupes de cold wave, post punk, minimal wave que nous avons écouté, sur lesquels nous avons trippé ensemble : Interpol, Editors, Frustration Komplikations, Charles de Goal, Guerre froide, etc. Tout cela joue forcément sur la musique de Dosser.

Comment se passe la composition de manière générale ?

Pendant longtemps, Benoît arrivait avec les morceaux qu’il avait composés les années précédentes lorsqu’il jouait en solo. À l’époque, il se servait d’un multipiste sur lequel il enregistrait guitares, boîte à rythme, basse et synthés. En concert, il jouait de la guitare et chantait sur ses enregistrements, n’étant ainsi pas limité par le nombre de musiciens. Le gros travail a donc été de garder la cohérence de ses morceaux à seulement trois.
Dans ce format, les compositions sonnent à la fois beaucoup plus cold et minimalistes, mais aussi plus incisives.

Depuis quelques mois, nous avons commencé à composer ensemble de nouveaux morceaux. On se laisse des temps d’improvisation à trois en répète. Il y a toujours des ambiances intéressantes qui se dégagent dans ce type d’expérience. Si le “morceau” nous plaît, et que l’ambiance qui en ressort est à notre goût, on commence alors à bosser sur la construction couplets / refrains / ponts, etc.

Vous vous produisez en concert essentiellement dans votre ville d’origine, Reims. Prévoyez-vous de vous exporter un peu en 2016 niveau live ?

Nous avons pas mal bougé en 2015: Nancy, Laon, Metz, Lille, Urcel (la station UBU).
Pourtant c’est vrai que nous jouons assez régulièrement à Reims. On a beaucoup de copains qui organisent des concerts et nous proposent de faire les premières parties. Si on peut jouer avec un super groupe et passer une bonne soirée avec les potes, on y va !
Pour 2016, le but est en effet de s’exporter encore plus. Dosser a d’ailleurs été sélectionné pour un dispositif d’accompagnement aux artistes (le Looper Tour) qui nous aide à nous organiser dans la recherche de dates (entre autres).

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À quoi doit-on s’attendre si l’on vient voir Dosser en concert ?

Une ambiance froide, dansante, énergique et mélodique.
Ça transpire ! Un coup de poing dans le ventre et un coup de pied au cul.

Vous avez déjà deux EP à votre actif. Allez-vous prochainement franchir un palier en enregistrant votre premier vrai album ?

C’est évidemment un projet et une envie que nous avons dans Dosser. Ce qui est certain, c’est que nous allons enregistrer à nouveau en 2016. Pour l’instant, je ne peux dire si ce qu’on sortira sera sous la forme d’un EP, d’un album ou d’un split, çà dépendra de beaucoup de choses.

Un extrait audio de l’EP

Mis à part vous, la scène musicale rock de Reims et de la région Alsace-Champagne-Ardennes est-elle active ? Et si oui avez-vous des groupes à nous recommander (dans la mouvance post punk/new wave ou autre) ?

Il y a beaucoup de groupes à Reims et dans la région Champagne-Ardenne qui sont actifs, qui partent en tournée, sortent des EP, des albums, organisent des concerts. Il y a les scènes Métal, Pop, Punk, etc. Et puis il y a les réseaux conventionnels, et les réseaux “underground”.

Aujourd’hui, avec notre nouvelle grande région “Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne”, on intègre Nancy, Metz, Strasbourg, trois villes où il y a également une énorme activité musicale, avec des groupes terribles…

S’il y a un groupe à conseiller, on vous dira d’aller écouter la démo 2015 de Rhume Carabiné. Il prépare actuellement un EP qui sortira vraisemblablement en 2016 chez POUTRAGE RECORDS. C’est un one-man-band-cold-wave. On essaiera de faire un maximum de dates avec lui cette année.
https://soundcloud.com/rhume-carabine/sets/demo-2015

Pour terminer cette interview je vous laisse le mot de la fin, si vous avez un message à adresser à nos lecteurs.

Il faut continuer à faire vivre la vague froide !!!

On vous invite bien entendu à venir à nos concert si on joue près de chez vous, et n’hésitez pas à nous payer des bières.

Pour nous contacter, suivre notre actualité sur Facebook

Il nous reste quelques K7 du dernier EP en vente chez POUTRAGE RECORDS (http://www.poutragerecords.org/index.php/fr/catalogue)
Sinon, les titres sont en écoute gratuite et téléchargement sur notre Bandcamp

Je rappelle que nous sommes ouverts à toute proposition de concert.

Watchman

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